AD VITAM
Résidence “Culture à l’Hôpital” 2011 – 2012
En partenariat avec : La Galerie Duchamp, centre d’art de la Ville d’Yvetot , les hôpitaux (EHPAD) de Bolbec, Lillebonne et Yvetot
Avec le soutien de : la Ville d’Yvetot, le Département de Seine-Maritime, la Direction des Affaires Culturelles de Haute-Normandie, l’Agence Régionale de Santé de haute-Normandie


PHOTOGRAPHIES numériques, 40 x 50 cm et 50 x 70 cm,
MURAL, 326 x 220 cm
EDITION limitée (160 exemplaires)

Séverine Duhamel, Directrice de la Galerie Duchamp :


La résidence d’artiste d’Anya Tikhomirova s’inscrit dans un partenariat au long cours de la Galerie Duchamp avec l’hôpital Asselin Hédelin à Yvetot. Cet EHPAD et ceux de Bolbec et Lillebonne ont accueilli durant six mois l’artiste à poursuivre sa recherche sur l’identité. Bien que sa pratique soit pluridisciplinaire, comme en témoigne son exposition à la Galerie Duchamp en mars-avril 2012, c’est en photographie et prise de son qu’Anya a choisi de développer le projet auprès des personnes âgées.
La démarche d’Anya, habitée par la relation et ce qu’elle produit, l’a conduite à de vraies rencontres. Au-delà de la prise de vue et d’un premier contact social, une brèche s’est ouverte pour permettre à la relation de s’installer et aux confidences de se livrer. L’enregistrement des voix et de la mémoire de Reine, Léone, Nelly, Anna, Mickael, et bien d’autres nous raconte ce qu’est l’identité, soit une histoire, mais aussi un corps, un quotidien, un environnement, un tissu humain qui lie toutes les personnes qui gravitent autour d’eux et multiplie la complexité d’une recherche sans fin. Car les mots ne suffiront pas à décrire cette réalité et toute la richesse de ces vies, et ils s’épuiseront à vouloir chercher comment décrire les silences, présents dans la bande son, et l’humour qui flirte avec les peines.
Ce travail de portrait porte un regard pluriel sur tout ce qui constitue la vie des personnes résidentes à l’hôpital, mais au-delà du documentaire, car la photographie ne se réclame pas de l’objectivité, l’image garde l’empreinte de l’émotion, de ce qui ne peut être capté que par l’instantané photographique. Divers sentiments et caractères filtrent de ces portraits, espièglerie, détermination, gravité, complicité, émotions mélangées, etc… On devine aussi
dans le regard de la personne photographiée l’identité de celle qui photographie, comme un miroir dont le reflet renvoie la quête de l’artiste, de celle qui cherche inlassablement les origines et les manifestations de notre humanité.
 

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